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Suivez
nous et découvrez l’emploi du temps, la tenue vestimentaire, le matériel
des élèves de l’époque. Nous sommes sûres que certains d’entre
vous préféreront la durée et la répartition des cours dans la journée
d’un écolier ayant été scolarisé en 1930, plutôt que notre emploi
du temps actuel.
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Des
pensionnaires en promenade à la plage. |
Leçon de catéchisme |
Assez
de suspense ! A l’époque tous les jeudis après-midi étaient réservés
à la baignade où à la promenade dans les vallées voisines d’Atuona
comme : Taaoa, Punaei, Hanamate, etc. Quelle chance ! En plus il
n’y avait que quatre heures de cours par jour : la matinée de 8h
à 10h (français, calcul et histoire-géographie) et l’après-midi de
13h30 à 16h (cuisine, couture, broderie et du raccommodage). « Suivant
l’article 5 convenu par monsieur Rivet, gouverneur de Etablissements
Français d’Océanie et Monseigneur David Le Cadre, la durée des heures
d’enseignements était fixée au minimum à 15 heures par semaine pour
l’enseignement proprement dit, et à 5 heures pour l’enseignement ménager. »
. Les matières qui étaient enseignées par les sœurs étaient notées
dans l’ordre suivant :
-
catéchisme
-
politesse-conduite
-
ordre-propreté
-
classe
-
couture
-
entretien de la maison
Les journées
étaient entrecoupées de récréations durant lesquelles les filles
grimpaient à un tamarinier pour y prendre un panier rempli de fruits. Ces
derniers étaient cueillis au cours de leur promenade ou du ramassage du
bois qui se faisaient tous les samedis.
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les paniers dans le tamarinier |
Des
pensionnaires prêtes pour aller à la messe. |
Certains
aspects de la vie scolaire étaient moins amusants, comme par exemple la
tenue vestimentaire. Les élèves n’avaient pas le droit de se vêtir
comme elles le voulaient. Tous les jours elles portaient des robes à
manches qui ne devaient pas laisser voir leurs genoux.
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Des élèves travaillant en classe. |
Cours de lecture par Soeur Rose (Soeur Geneviève) |
Au niveau du matériel, il n’y avait pas grand chose.
Les élèves écrivaient sur des petits cahiers et sur des ardoises
qui servaient de brouillon.
Elles s’asseyaient sur des bancs, car il n’y avait pas assez de
chaises pour chacune.
Quant au calendrier des vacances, il ne suivra le roulement actuel
qu’en 1956, en effet les filles n’avaient que deux semaines de
vacances en juillet. « Suivant l’article 6 convenu par
monsieur Rivet et Monseigneur Le Cadre les vacances à l’extérieur de
l’internat étaient supprimées pour les filles ayant plus de 10 ans. »
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La "fête au paradis" en 1952 |
Cours ménager |
La
fin des études à l’école Sainte Anne, était
sanctionnée par le certificat d’étude local ou le certificat
d’étude métropolitain. Mais les épreuves de ce dernier examen n’étaient
absolument pas adaptées aux élèves. Il fut abandonné, puis reprit en
1959. Ce diplôme permettait aux filles d’entrer en 6e puis
de poursuivre leurs études à Tahiti car le collège Sainte-Anne ne fut
ouvert qu’en 1963. Parmi les anciennes élèves qui ont réussi cet
examen nous pouvons citer madame Félicité Vaki qui est l’actuelle
directrice de l’école primaire Sainte-Anne, mesdames Marceline Jamet,
Elvina Clark, Christiane Gaubil, Eliane Raihauti, Marguerite De Sousa,
Joseph Shan, institutrices et instituteur dans le même établissement.
Aujourd’hui c’est à leur tour d’instruire les jeunes élèves.
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