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Zone de Texte: Te Hamani Hou—n°55—décembre 2007                                A koakoa i te ko’ina Noere!

Le patrimoine archéologique de l'île de Hiva Oa (archipel des Marquises)


par Catherine Chavaillon et Eric Olivier

 

Sous la direction de Henri Marchesi

Ministère de la culture de Polynésie française, service de la culture et du patrimoine

 

Le Service de la culture et du patrimoine a confié cette tâche aux auteurs qui ont prospecté, photographié, relevé, dessiné les sculptures et gravures découvertes tout en s'appliquant à décrire très précisément leur contexte archéologique.

 

Cet art de la pierre est le témoin le plus frappant de l'ancienne civilisation marquisienne, il est également un vestige privilégié qui peut nous renseigner sur certains aspects de l'ancienne religion, coutumes politiques et sociales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous espérons donc que ce travail contribuera à motiver de nouvelles recherches archéologiques.

 

 

Ce premier inventaire nous renseigne également sur l'état de conservation de cet art : agressions humaines avec les pillages et vols, agression des éléments naturels sur des roches fragiles, il est urgent de faire connaître ce patrimoine unique en péril afin de pouvoir décider des mesures de conservation.

 

Tamara Maric

Pour ce cinquième Dossier d’Archéologie Polynésienne, le Service de la culture et du patrimoine publie les travaux de Catherine Chavaillon et Eric Olivier.

L'île de Hiva Oa aux Marquises était déjà connue pour son art de la sculpture avec les tiki de Puamau, il était donc temps d'en réaliser l'inventaire.

Comment sauver ce patrimoine immense, menacé de disparition par une nature envahissante et les travaux des hommes ?

 

Avant même de chercher des moyens de protection ou de restauration, il faut d'abord connaître ce que l'on souhaite préserver. Il est donc nécessaire de le décrire et de l'inventorier, ce qui est déjà une manière de le sauver de l'oubli et de préserver la mémoire d'une civilisation que le temps efface inexorablement. C'est aussi peut-être un moyen de favoriser la prise de conscience par tous, qu'il ne s'agit pas de vestiges inutiles mais d'un patrimoine culturel irremplaçable.

 

HENRI MARCHESI     Archéologue au Ministère de la Culture