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IDD l’eau dans tous ses états;                                Arrivée de Maud Fontenoy à la rame

Les élèves du groupe « l’eau dans tous ses états » ont travaillé sur Maud Fontenoy en science physique et en français.
« Nous avons travaillé sur son parcours. Nous lui avons écrit par Internet… Trois semaines avant son arrivée, nous avons écrit des poèmes sur elle et sur la mer. Lors de son arrivée, nous l’avons couronné. Puis, seulement quelques heures après, elle est venue au collège sainte anne. Les filles de l’internat ont dansé pour elle… Elle est venue avec ses parents, son mari, un ami et une amie. ils ont bien aimé les danses. Ensuite, nous leur avons posé des questions, puis Maud nous a remercié de tous ce que nous avons fait, puis nous avons pris des photos ensemble et elle nous a dit que la prochaine fois qu’elle allait venir ici, ça ne sera pas que un jour, mais plusieurs. Puis elle est partie avec sa famille. Enfin le groupe d’IDD a reçu des tee- shirts de Maud

Claudia Mendiola

Le samedi après-midi, Maud Fontenoy est arrivée dans la baie de Tahauku. Le groupe de « Te pua o feani » ainsi que Ani et d’autres garçons ont ramé sur la pirogue double traditionnelle à voile pour pouvoir montrer le chemin. Plusieurs personnes s’y trouvaient pour bien l’accueillir, l’admirer et l’écouter. Les filles de l’internat Sainte-Anne et les garçons du foyer Ioakimi sont venus juste pour la voir et lui présenter leurs danses.
Le groupe de Te Pua o Feani lui ont montré de quoi ils sont capables et c’était un vrai show.
Après ces danses, plusieurs personnes l’ont entouré et elle était prisonnière parmi eux. Il y a eu même des filles et des mères qui sont allées à ses côtés pour prendre des photos. Il y a eu même plusieurs journalistes qui se sont précipités pour lui poser des questions et prendre des photos.
Elle avait dit qu’ elle était très touchée par ces accueils et ces danses qui lui ont été destinées.
Après ces merveilleuses danses, elle alla à l’hôtel.

Lydia Peetau

7000 Km à la rame: interview de Maud Fontenoy

 Pourquoi avez-vous entrepris cette traversée ? (Claudia)
Lorsqu’on a un rêve, on fait tout pour le réaliser et c’est ce que j’ai fait.

La traversée du Pacifique a-t-elle été plus difficile que celle de l’Atlantique ? (Vanessa)
Lors de ma traversée de l’Atlantique, il faisait très très froid et je rencontrais des icebergs. Pour le Pacifique, c’était le contraire. Il faisait très très chaud ! Il faisait 45° dans ma petite cabine et lorsque j’étais à l’extérieur, le soleil brûlait. Donc je ramais la nuit, le matin et le soir.

Qu’est-ce qui fait que vous n’avez pas peur de la mer ? (Angélica)
En fait, j’ai peur de la mer. Mais j’ai vécu sur un bateau quand j’étais toute petite, avec ma famille, et c’est ce qui me donne l’amour de l’océan. Et puis, quand on a peur de quelque chose, il faut aller à sa rencontre pour essayer de comprendre pourquoi on a peur. On se rassure et, en comprenant, on a moins peur. C’est ce que j’ai fait avec l’océan.

Quelles émotions avez-vous ressenti au beau milieu de l’océan ? (Robert)
Tous les jours quand je regarde la carte, je vois la distance à parcourir, je sais que je suis là en plein milieu, que je ne croiserai personne, que les secours sont très loin. L’océan est immense, il y a environ 5000 mètres de profondeur en dessous. Le bateau est tout petit mais on a un sentiment de liberté ; on se sent libre et fière.

De quoi avez-vous le plus souffert ? (Kenny)
La plus grande difficulté pour moi a été de me retrouver toute seule au milieu de l’immense océan. On a envie d’être avec quelqu’un pour lui montrer, pour tout partager. Vraiment, le pire, c’était d’être seule.

Quelle a été votre plus grande peur durant la traversée ? (Claudia)
Ma plus grande frayeur a été au moment où mon bateau s’est retourné. Il a chaviré alors que les capots (petites fenêtres) étaient ouverts et donc l’eau est entrée. Je me suis retrouvée enfermée à l’intérieur du bateau comme si j’étais dans un bocal en train de me noyer. Par chance, le bateau a pu se remettre d’aplomb grâce aux coffres d’eau. J’ai eu très peur, c’était une grosse frayeur.

Lorsque votre bateau chavirait, aviez-vous envie d’abandonner ? (Constantino)
Non. Je me sentais fière de pouvoir mener mon projet à terme, c’était mon rêve. Le bonheur pour moi c’était d’être là où j’avais décidé que j’arriverai. J’avais  pensé à cette traversée beaucoup de fois; l’océan et soi, on fait corps, on vit en fait de l’océan et on s’habitue. C’était vraiment extraordinaire.

Avez-vous rencontré des animaux marins ? (Kurt)
Oui, c’était impressionnant ! Les baleines plongeaient sous le bateau et on se sent toute petite face à ces monstres marins à qui l’océan appartient, on ne veut déranger personne. J’ai vu aussi beaucoup de requins. À un moment donné, j’ai du descendre sous l’eau pour nettoyer la coque de mon bateau parce qu’il était ralenti par les algues et là j’ai eu très peur. J’ai rencontré des otaries. Une d’entre elles est tombée amoureuse de mon Océor et m’a suivie pendant la traversée ; je l’ai appelée Pétula. La veille de mon arrivée, elle est repartie.

Avez-vous apprécié les repas lyophilisés ? (Manea)
Pas du tout ! C’est de la nourriture en poudre dans des petits sachets en aluminium avec la photo du repas collée dessus. Je la mélangeais avec de l’eau chaude. Dernièrement, c’était du couscous !

Qu’avez-vous ressentie à la vue de Hiva-Oa ? (Stevina)
J’ai vu la terre toute proche, Hiva-Oa est sortie de l’océan tout doucement. J’ai ramé toute la nuit pour me rapprocher, il y avait la pleine lune. C’était vraiment magique, je n’y croyais pas. On voit les oiseaux, on sent les premières odeurs, on sent qu’on va bientôt approcher du but.
 

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