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Bicentenaire de la Congrégation des Sœurs de Saint
Joseph De Cluny. |
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Qui es-tu Anne-Marie Javouhey? |
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Je suis née en Bourgogne le 10 novembre 1779 dans une famille chrétienne de 7 enfants et suis baptisée le lendemain de ma naissance. |
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Mon vœu le plus cher est d’ instruire les enfants et élever les
orphelins. |
A 10 ans la Révolution Française éclate et ma famille cache des prêtres poursuivis par le pouvoir politique et qui ne peuvent exercer leur ministère librement. Les prêtres sont chassés de leur paroisse, les églises fermées et les messes interdites. En 1795, je suis impressionnée par le courage d’un prêtre qui accomplissait son devoir et restait fidèle à son sacerdoce malgré toutes ces persécutions. |
A 19 ans, le 11 novembre 1798, je me consacre à Dieu dans la grange de mon frère. |
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En novembre 1800, dans un rêve je me vois entourée de jeunes enfants les uns entièrement noirs et d’autres de couleur plus ou moins foncée, ils ont des outils à la main. Je n’y comprends rien car à vingt ans, j’ignorais alors qu’il existait des hommes et des femmes de couleurs différentes. |
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Le 12 septembre 1806, j’ obtiens de l’empereur Napoléon Ier l’autorisation de fonder mon Institut du nom de Saint-Joseph. |
En 1804, je rencontre le Pape Pie VII pour lui faire part de mon désir d’ouvrir un Institut au service des enfants et des pauvres. Puis sur l’invitation de l’évêque d’Autun je m’installe à Chalon et y ouvre une école. J’inaugure une chapelle dédiée à Saint-Joseph le 20 août 1806. Le 12 mai 1807, je prononce mes premiers vœux avec huit autres jeunes filles. C’est la naissance de la Congrégation et je suis nommée Mère Supérieure, j’ai alors 28 ans. |
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L’arrivée de nombreuses novices m’oblige à ouvrir une autre maison . Mon père m’aide à acquérir un ancien couvent à Cluny en mai 1812 qui devient le premier Noviciat et la première Maison Mère de la Communauté. |
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En même temps j’ouvre une école pour les pauvres car à l’époque seuls les enfants riches pouvaient recevoir une instruction. |
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Un jour, un intendant de l’île Bourbon (qui s’appelle maintenant
l’île de la Réunion) m’ explique que les blancs, les noirs et les
métisses se détestent, il fait appel à moi pour l’éducation de la
jeunesse de l’île. L’intendant pensait que seule l’éducation chrétienne
des jeunes pourraient apporter un remède à cette situation. |
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« Je voudrais être partout où il y a du danger et de la peine » |
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La réalisation d’un rêve.
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Aux Antilles et en Guyane. |
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De 1828 à 1833 puis de 1835 à 1843 , j’œuvre pour la libération des esclaves; les obstacles sont nombreux mais le 21 mai 1838, j’ai l’immense joie d’assister à la première libération de 185 esclaves en Guyane.. Après trois ans de demandes incessantes auprès de l’administration, j’ obtiens le domaine d’Acarouany pour les lépreux qui y mèneront une existence plus humaine. Des infirmières dévouées soignent leurs plaies tous les jours.
Mes sœurs et moi enseignons la culture, l’élevage, l’artisanat, |
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En Afrique |
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« Que nous sommes heureuses d’avoir une si belle mission!
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Arrivée des sœurs de St Joseph de Cluny en Afrique.
1819 :Sénégal |
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En 1819, sur la demande du gouvernement, j’envoie des sœurs au Sénégal. En 1822 je les rejoins car je sens que ma vocation est surtout là: m’occuper des noirs enfants du Bon Dieu. « Je fais naître en eux le goût d’avoir une maison, une famille, un travail… » On leur apprend à coudre, à faire la lessive, à tenir un ménage, à soigner une basse-cour; on leur enseigne aussi la lecture, l’écriture et le calcul. On les forme à bien vivre dans la connaissance et l’amour du Seigneur. |
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Très vite, je pense que pour évangéliser l’Afrique, il faut des
missionnaires africains. Il faudra pour voir ce rêve se réaliser ouvrir
un séminaire africain en France, à Limoux pour les préparer au sacerdoce |
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En 1840, les trois prêtres sénégalais sont ordonnés à Paris. Jean
Pierre moussa, David Boilat et Arsène Fridoil. |
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« Jamais je n’oublierai ce bon peuple! » |
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En 1843, je rentre en France épuisée par les épreuves, j’ai 64 ans. Cette même année, j’envoie des sœurs pour les îles Marquises. |
Le 15 juillet 1851
« J’ai un autre voyage à faire et celui-là je le ferai seule. » |
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Pages réalisées par Mme Angéla Baehrel.
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Parents, rejoignez-nous le mercredi 6 juin à 14h pour fêter le Bicentenaire |
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. Avec Anne-Marie, aujourd’hui Apprends -le à tes parents.
Refrain :
Tu as tant de choses à nous dire |
Le mercredi 6 juin 2007 à 14h, le collège fêtera le Bicentenaire de la congrégation des sœurs de Saint Joseph de Cluny. Au programme: A 14h, une exposition portant sur la vie d’Anne-Marie Javouhey aura lieu. A 16h, une messe d’action de grâce en l’honneur du Bicentenaire se tiendra à l’église de l’immaculée conception à Atuona. Cette célébration sera également la messe de fin d’année de l’établissement.
A 18h: la vie de
la fondatrice sera mise en scène par les élèves de Ste-Anne. Nous invitons tous les parents à partager cet événement unique et si important pour la communauté d’Atuona et l’établissement crée par les sœurs de Saint Joseph de Cluny. |